Investment Update - Juin 2018 : Le spectre de la guerre commerciale | Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat, Luxembourg

Investment Update Juin 2018

Le spectre de la guerre commerciale

Au cours des dernières semaines, les marchés financiers ont été fortement perturbés par les risques politiques. La liste de ces risques s’est même allongée : Le dossier du Brexit est un poids de plus en plus lourd à porter pour Theresa May ; la question de l’immigration fragilise Angela Merkel au sein même de son gouvernement ; avec Matteo Salvini au pouvoir la nouvelle voie que prendra l’économie italienne reste très incertaine. Mais ce sont principalement les surenchères verbales entre les Etats-Unis et la Chine qui ont influencé l’évolution des marchés. Les développements récents montrent que la probabilité d’un éclatement d’une guerre commerciale a augmenté au cours de ces dernières semaines. Toutefois, la probabilité d’occurrence d’une telle issue reste encore faible. En effet, les enjeux économiques devraient au final l’emporter sur les désirs politiques. En attente d’un dénouement favorable, la volatilité devrait encore persister un certain temps sur les marchés.

En dépit des derniers rebondissements politiques et même si ces incertitudes politiques commencent à affecter quelque peu l’investissement dans certains pays développés, l’environnement économique reste globalement favorable.

En ce qui concerne plus précisément la zone euro, les derniers indicateurs avancés ont montré que l’activité économique, principalement soutenue par le secteur des services, a repris son élan vers la fin du second trimestre. Le principal bémol réside dans l’orientation du secteur manufacturier qui souffre des tensions commerciales.

Dans ce contexte économique qui demeure favorable, certains des principaux banquiers centraux se sont engagés sur la voie de la normalisation de leur politique monétaire.

En annonçant la sortie progressive de son programme d’assouplissement quantitatif, même la Banque centrale européenne (BCE) a emboîté le pas de la Réserve fédérale américaine et de la Banque d’Angleterre. Contrairement à ces deux dernières, la BCE a cependant décidé de se laisser encore un peu de temps avant de remonter ses taux.

En dépit d’une volatilité accrue sur les marchés, notre allocation d’actifs demeure
favorable au risque. Nous restons prudemment optimistes sur les marchés actions
et maintenons donc notre préférence pour cette classe d’actifs. Au niveau des
secteurs, nous conservons une vue positive sur les secteurs de l’énergie, de la
consommation cyclique, de la finance et de l’industrie.


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