Investment Update Juillet 2020

Se projeter dans le monde d’après

En juin, les marchés actions globaux ont poursuivi leur progression, enregistrant +2,5%. Certes, leur évolution était plus spectaculaire en avril et en mai, mais la performance enregistrée est loin d’être négligeable dans le contexte actuel.

Passons en revue plusieurs éléments essentiels, dont nous devons tenir compte lorsque nous abordons la question des perspectives qui se dessinent à partir de l’environnement présent : l’avenir de la pandémie, les fondamentaux macroéconomiques, les résultats d’entreprises et le soutien coordonné à l’économie des banques centrales et des gouvernements.

Tout d’abord, la question de la pandémie est loin d’être réglée à l’échelle mondiale : les derniers chiffres font état de plus de 10 millions de cas et de 500 000 décès. Si en Europe et en Asie, les chiffres communiqués semblent plus rassurants, ceux des États-Unis, cœur de l’économie mondiale sont particulièrement préoccupants dans la mesure où le nombre de nouveaux cas relevés quotidiennement reste élevé (quelque 40 000 cas sont déclarés chaque jour), et cela peu après la levée des mesures de confinement. Par ailleurs, les pays en développement constituent également l’épicentre de cette pandémie : en effet, les données enregistrées au Brésil et en Russie sont loin d’être réconfortantes. Même si l’on écarte la piste d’un deuxième confinement à l’échelle nationale dans ces zones géographiques pour le moment, nous pourrions très bien voir les confinements locaux se généraliser dans le cas où la situation s’envenime.

D’un point de vue macroéconomique, nous craignons que la faiblesse des fondamentaux ne persiste.

En effet, il est difficile de trouver des raisons à une reprise rapide de la consommation et de l’investissement privés (ces deux éléments étant les moteurs de la croissance économique) dans un contexte de post-confinement qui demeure fragile. Par exemple, nous constatons clairement que les ménages se montrent réticents à consommer : le taux d’épargne a considérablement augmenté dans les principales économies européennes comme en Allemagne et en France (de 15% à 20% au premier trimestre), mais également aux États-Unis où ce chiffre est structurellement faible (de 8% en février à 23% en juin). Sur le plan des investissements privés, le constat risque de ne pas être plus réjouissant : les entreprises seront peu enclines à renforcer leurs moyens de production alors que la demande pourrait faire défaut pendant une durée encore indéterminée pour l’instant.

En dépit de la fragilité de ces fondamentaux, les marchés ont bien rebondi, comme nous l’avons mentionné précédemment. En réalité, les banques centrales et les gouvernements ont joué un rôle essentiel dans cette progression : les unes ont mis en place des programmes de rachats d’actifs gargantuesques et les autres, l’administration américaine en particulier, ont fourni des aides financières non négligeables aux ménages et aux entreprises.

Toutefois, le contexte électoral aux États-Unis nous incite à entrevoir des stratégies de blocage des démocrates à l’égard de tout vote éventuel de nouvelles politiques de relance, de sorte à faire obstacle à une réélection potentielle de Donald Trump en fin d’année.

Certes, le soutien des banques centrales a joué un rôle clé. En revanche, les entreprises vont très probablement continuer de rencontrer des difficultés lors de la prochaine saison de publication des résultats en dépit des liquidités dont les pouvoirs publics les ont abreuvées. Par voie de conséquence, cette situation menace de peser sur l’appétit pour le risque des investisseurs dans les mois à venir.

En définitive, rappelons que le virus n’est toujours pas sous contrôle et peut encore causer des dégâts sanitaires et économiques. Les fondamentaux économiques et financiers sont anémiés malgré les mesures des banques centrales et des gouvernements, et augmenter les montants déjà colossaux injectés dans l’économie américaine dans un contexte électoral relève du défi d’un point de vue politique.

Dans cet environnement incertain où les actifs financiers s’apprécient et les fondamentaux économiques restent fragiles, une gestion flexible demeure primordiale. Ainsi, nous préférons sous-pondérer les actions dans notre allocation globale tout en conservant une préférence pour les secteurs peu cycliques tels que les Services de télécommunication, les Services aux collectivités et la Santé.


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