Investment Update Avril 2020

Les marchés dans le flou, une économie sur pause

Les mesures de confinement décrétées par les gouvernements ont mis l’économie mondiale à l’arrêt. Les entreprises n’investissent plus. Les ménages consomment beaucoup moins. Les marchés financiers sont également lourdement touchés : les marchés actions globaux ont dévissé de plus de 13% en mars. C’est dans ce contexte que les États et les banques centrales ont lancé des politiques budgétaire et monétaire extrêmement ambitieuses. Il ne serait pas faux de dire que nous sommes en présence des politiques de relance les plus audacieuses jamais connues en temps de paix.

Pour résumer ces politiques budgétaires déjà évoquées dans nos communications hebdomadaires, nous dirons que les États cherchent surtout à éviter les faillites et les licenciements en soutenant les entreprises dans les remboursements de leurs dettes ou dans le versement des salaires. Mais ce n’est pas tout, les États-Unis vont encore plus loin. L’administration Trump prévoit de verser un chèque de 1.200 dollars aux adultes à revenus modestes et 500 dollars à leurs enfants.

D’ailleurs, le chômage américain a explosé en seulement deux semaines. Dans ce laps de temps se sont inscrits dix millions de nouveaux demandeurs d’emploi, ce qui porte le taux de chômage à 10% alors qu’il était à peine à 3,5% juste avant la crise. Dès lors, il ne serait pas surprenant que l’État vienne à nouveau en aide aux ménages dont la situation était déjà précaire. En effet, plusieurs enquêtes montrent qu’environ la moitié des ménages vivent d’un salaire à l’autre, le taux d’épargne atteint à peine 7%, un niveau bien plus faible qu’en Europe occidentale. Si l’on considère que les dépenses de santé s’inscriront considérablement à la hausse, le revenu disponible des ménages risque de vite chuter, ce qui aura incontestablement des répercussions sur la consommation.

Pour cette crise, les politiques économiques sont bien plus proactives que par le passé, ce qui nous permet d’être optimistes quant à la relance, une fois la crise sanitaire achevée.

Pour revenir à l’action des banques centrales, aux États-Unis comme en Europe, rappelons qu’elles ont lancé des programmes de Quantitative Easing (QE) dont nous n’avons pas manqué de communiquer le détail tout au long du mois. Ces politiques d’ampleur jamais connue (QE illimité pour la Fed et un nouveau programme de 750 milliards d’euros pour la BCE) visent à réduire le stress financier survenu ces dernières semaines, notamment sur les marchés obligataire et monétaire. Les États, comme les sociétés privées, devraient ainsi avoir accès à un financement à faible taux pour une durée prolongée, ce qui devrait permettre à l’économie de décoller plus facilement une fois la crise passée.

Enfin, il faut noter que la sortie de crise dépend principalement du ralentissement de la propagation du virus, ce qui ne s’est pas encore avéré en Europe ni aux États-Unis. Toutefois, il est rassurant que les États et les banques centrales prennent la situation à bras le corps. Pour cette crise, les politiques économiques sont bien plus proactives que par le passé, ce qui nous permet d’être optimistes quant à la relance, une fois la crise sanitaire achevée.


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