Investment Update Flash spécial

Une lueur d’espoir

Bien que l’économie mondiale soit à l’arrêt, l’action des banques centrales et des gouvernements donne une lueur d’espoir. En effet, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) en particulier, ont chacune recours aux vastes programmes de Quantitative Easing (QE) que nous connaissons depuis la crise de 2008. Soulignons que la Fed s’est engagée dans la voie d’un programme de rachats sans limite comprenant également des obligations privées. De son côté, la BCE a également lancé un programme de rachats très ambitieux à hauteur de 750 milliards d’euros, à savoir le Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP). Par ailleurs, la limite d’émetteur auto-imposée de la BCE a été levée pour ce programme. Elle pourra ainsi détenir plus de 33% de la dette d’un État. Cette dernière constituait un frein majeure vu que la limite était presque atteinte pour la dette italienne.

Ce qui fait la différence cette fois-ci, c’est le soutien des gouvernements que nous pouvons qualifier de très ferme. Aux États-Unis, le Sénat a approuvé un plan de relance de 2000 milliards USD, soit environ 10% du Produit intérieur brut américain, et en Europe, la Commission européenne a levé les limites budgétaires imposées par le Pacte de Stabilité et de croissance.

À titre d’exemple, l’Allemagne, la plus grande économie de la zone euro, a annoncé une politique de relance budgétaire de presque 800 milliards. Globalement, ces plans de relance visent à éviter les faillites, à retarder les paiements de crédit des entreprises, mais également à protéger les ménages les plus vulnérables d’un point de vue économique.

Une fois le pic de l’épidémie derrière nous, le retour à la normale se fera probablement plus rapidement grâce à ces dispositifs.

Notre positionnement des actions

Comme nous l’avons évoqué lors du dernier point hebdomadaire, les marchés semblent être entrés dans une phase de consolidation des cours depuis la fin de la semaine dernière. Dans les faits, cette étape s’est notamment traduite par une baisse de la volatilité, alors que le VIX revient s’établir autour des 60 points après s’être envolé au-delà des 80 points en début de semaine dernière.

La perspective du nouveau plan de relance aux États-Unis a continué d’épauler les marchés en début de semaine. De plus, certains acteurs américains considérés comme très exposés communiquent des nouvelles rassurantes quant à l’impact du Covid-19 sur les résultats des exercices 2020 et 2021.  En effet leur capacité à tenir le choc a nourri une poussée haussière mardi : le Dow Jones réalisait sa meilleure journée depuis 1933 en clôturant à +11,4%, le S&P 500 reprenait +9,4% et les marchés européens gagnaient également du terrain à +9,2%. Les titres d’entreprises jusqu’à présent malmenées (les chaînes de restauration, les compagnies aériennes, les producteurs/vendeurs de bien de consommation non-essentiels ou encore les conglomérats industriels) sortaient naturellement en tête.

Globalement, ces plans de relance visent à éviter les faillites, à retarder les paiements de crédit des entreprises, mais également à protéger les ménages les plus vulnérables d’un point de vue économique.

Ce rebond est-il pour autant synonyme de sortie de crise ? Rien n’est moins sûr… En réalité, l’impact réel du Covid-19 sur l’économie mondiale reste encore à mesurer et les publications trimestrielles à venir nous indiqueront les premières tendances. Mentionnons également que le regain d’optimisme des marchés est porté par les réticences de D. Trump à s’engager dans une politique de confinement ferme, le président américain étant particulièrement conscient des effets néfastes qu’elle pourrait engendrer sur l’économie et les marchés financiers. Pourtant, les États-Unis n’échappent pas à la pandémie : le virus se propage rapidement, allant bien au-delà des +33% de croissance par jour, et cette situation pourrait ne pas lui laisser le choix.

En définitive, même si le retour à une tendance haussière de long terme n’est pas acté, nous continuons de penser que le mouvement prononcé de ventes a laissé place à une approche plus rationnelle. Dès lors, certaines opportunités d’investissement pourraient commencer à se dégager. Des entreprises de qualité évoluant sur des marchés très exposés et cycliques affichent potentiellement des valorisations intéressantes. Selon nous, ces investissements doivent néanmoins, pour l’instant, se faire stratégiquement et à la marge, et nous continuons de favoriser les titres plus défensifs tels que les sociétés aurifères, les services aux collectivités, les biens de consommation essentiels et la santé.

Notre positionnement obligataire

La semaine qui s’écoule a débuté sur deux annonces fortes : La Réserve fédérale promet un assouplissement monétaire illimité dans le temps et le Congrès américain finalise un stimulus économique d’envergure.

La Réserve fédérale américaine a annoncé acheter autant de bons du trésor américain que cela s’avèrerait nécessaire et de créances hypothécaires dans le but d’épauler le marché des taux et d’assurer son bon fonctionnement.

De plus, pour la première fois, l’institution financière entend intervenir de façon directe sur les marchés primaires et secondaires de la dette privée des sociétés. Enfin, la Fed se réserve le droit d’acheter désormais des ETFs obligataires sur dette privée si le besoin s’en fait sentir.

Mardi, les principaux négociateurs ont signalé la signature d’un accord bipartisan sur un plan de relance massif pour répondre à la crise que génère la pandémie de Covid19. En effet, les dirigeants du Congrès et de l'administration Trump ont travaillé d’arrache-pied pendant des jours de façon à ce que soit adopté le plus rapidement possible un plan de relance économique d'environ 2 000 milliards de dollars, lequel comprend des paiements directs aux contribuables ainsi que d'autres mesures de relance. Mercredi, le Sénat a validé le texte final de cet accord.

Les deux annonces du week-end ont permis de redonner des couleurs aux marchés. En effet, la dette privée a vu diminuer ses écarts de rendement avec les dettes souveraines, tandis que ces dernières, valeurs refuges durant les périodes de forte volatilité, ont connu une hausse de taux.

En Europe, les mouvements enregistrés ont été similaires pour les souverains cœurs. En revanche, les spreads de taux entre emprunts privés et publics ont continué de s’écarter, malgré l’annonce d’un grand programme de rachat d’actifs de la part de la BCE, lequel inclut également une hausse des achats des emprunts privés.

Globalement, les portefeuilles que nous gérons montrent toujours une plus forte résilience à la baisse que celle des marchés. Celle-ci s’explique par une sélection de valeurs qui se base sur une approche fondamentale qui met l’accent sur un bilan sain et donc un endettement qui reste gérable au niveau de chaque entreprise. À l’heure actuelle nous privilégions un positionnement sur des actions à caractère défensif. De plus, nous essayons de profiter des opportunités qui se présentent actuellement pour renforcer certaines de nos positions en portefeuille en adoptant une stratégie par étapes. 


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