Investment Update May 2018

Faiblesse passagère

La période de publications trimestrielles touche à sa fin. Les données économiques et les tensions géopolitiques devraient donc de plus en plus intéresser les investisseurs. Tout d’abord, la croissance de l’économie mondiale a été plutôt modeste au cours du premier trimestre de l’année 2018. Ce sont surtout certaines régions développées, à l’image de l’Europe, qui ont montrés quelques signes de ralentissement. Selon les premières données économiques du second trimestre, cette faiblesse ne devrait cependant être que passagère. Les derniers indicateurs composites avancés de l’OCDE montrent que la plupart des économies restent proches de leur croissance à long terme. Même s’il convient de rester prudent en raison d’un environnement géopolitique délicat, les récentes évolutions économiques ne font pas état d’un risque de récession imminent.

 

Malgré le recul de l’indice du risque politique (Economic Policy Uncertainty index), les problèmes géopolitiques demeurent nombreux et sont loin d’être résolus.

Notamment, le différend commercial entre les Etats-Unis et la Chine est toujours d’actualité et les avis sur le conflit avec l’Iran divergent. Actuellement, il est très difficile d’anticiper les répercussions économiques de ces différentes situations tant le flou persiste autour des débats. On peut cependant dire avec certitude que l’environnement géopolitique actuel reste une source de volatilité sur les marchés.

 

Comme déjà évoqué dans notre précédente publication (Investment Update, Avril 2018), les investisseurs resteront aussi très sensibles aux chiffres d’inflation. La vigueur actuelle de certaines économies (p.ex. les Etats-Unis) et des cours du pétrole ont fait remonter les anticipations d’inflation. Par exemple aux Etats-Unis, une étude de la Réserve fédérale de New York a récemment montré que la prévision médiane d’inflation à un an est passée de 2,75% en mars à 2,98% en avril. Les craintes du début d’année d’un resserrement trop rapide des politiques monétaires pourraient donc émerger à nouveau et peser sur les obligations souveraines.

 

Le principal risque reste l’évolution des prix du pétrole

Même si les taux à long terme, notamment américains, étaient plutôt orientés à la hausse sur un mois, le contexte inflationniste demeure, à court terme, suffisamment sous contrôle pour permettre aux banques centrales de poursuivre leur normalisation graduelle. Le principal risque reste l’évolution des prix du pétrole.
En effet, si ces derniers se maintiennent durablement au-dessus d’un certain seuil, leur impact sur l’inflation pourrait être plus important qu’initialement prévu et donc encourager les banquiers centraux à réagir beaucoup plus rapidement.

 


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